Dernières lecture #5 : Sándor est de retour

Dernières lectures #5 : Le bonhomme de neige Jo Nesbo Divorce à Buda Sandor Marais BD Metropolis

Février est à peine à la moitié de sa course et déjà trois livres de lus (et oui, on ne badine pas avec la lecture par ici). Au programme de cet update lecture : la fin toute fin de mon Cold Winter Challenge, encore un Sándor Márai (promis, après, je me calme… peut être) et enfin, ma lecture Good Resolution de Février. Allez, hop hop, on a pas mal de choses à avoir, alors on se soulève la quatrième de couverture et on fonce.

Dernières lectures #5 : Le bonhomme de neige Jo Nesbo Divorce à Buda Sandor Marais BD Metropolis

Le bonhomme de neige de Jo Nesbø

Mon dernier livre à livre de ma PàL du Cold Winter Challenge, qui commençait le 1er décembre dernier. Voilà une page qui se tourne et je suis contente d’avoir fini ce challenge dans les temps (et même bien en avance). J’avais gardé ce livre pour la fin car, même s’il se passe en hiver, il était tout de même bien moins festif et joyeux que mes autres lectures. Bilan : très agréable thriller, qui m’a tenu en haleine tout le long, un bon policier à glisser dans son sac.

Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu’il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige…

Dans ce livre, j’ai retrouvé l’ambiance froide et incisive de Millénium, un style qui doit donc être commun en Norvège. La lecture est agréable et se fait sans accroc, le style est simple, et l’intrigue très bien ficelée. Je n’ai commencé à avoir des doutes qu’à la fin et je n’ai pas été déçue du coupable ! Néanmoins, ce que je peux reprocher à ce livre (ainsi qu’à Millénium), c’est le côté un peu cru du langage, mais surtout le fait que l’auteur nomme tout simplement et tout bonnement les marques de voitures, montres et objets technologiques. Si ça apporte beaucoup de réalisme au récit je trouve que cela l’alourdit également. Je n’ai pas trop non plus aimé le style descriptif et assez répétitif dans la construction de l’auteur, le mot « asphalte » devant être son mot fétiche. Mais bon, pour un policier c’est quand même assez bon, même s’il n’arrive pas à la cheville de mon très cher et adoré Denis Lehane.

Les bonnes histoires ne traitent jamais du succès commun, mais des pertes spectaculaires, avait déclaré Stop. Même si Roald Amundsen a gagné la course au pôle Sud, c’est Robert Scott dont se souvient le monde hors Norvège. On ne se rappelle aucune des batailles remportées par Napoléon, sauf de Waterloo. La fierté nationaliste serbe s’est construite sur la bataille contre les Trucs, à Kosovo Polje, en 1389, une bataille que les Serbes ont perdue dans les grandes largeurs. Et regardez Jésus! Le symbole de l’homme, dont on prétend qu’il a triomphé de la mort, devrait être l’homme hors du tombeau, les bras en l’air. Au lieu de cela, les chrétiens ont toujours préféré la défaite spectaculaire : au moment où il est sur la croix et menace d’abandonner. Ce sont toujours les histoires de défaites qui nous touchent le plus.

Ma note : 7/10


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Divorce à Buda de Sándor Márai

Oui, oui, oui, je sais… comme le curry, Sándor Márai est pour moi un petit plaisir que je ne peux m’empêcher de m’octroyer et une fois encore, je n’ai pas pu résister ! Après mon coup de foudre pour Les Braises, mon coup de coeur pour L’héritage d’Esther, me voici repartie dans l’univers de Sándor Márai, une nouvelle tranche de vie, un nouveau face à face entre deux hommes séparés par le temps et des événements passés et troubles.

Dans une Buda somnambulique, deux hommes se retrouvent après de longues années pour un face à face nocturne. L’un est juge, l’autre médecin. Anciens camarades d’école, la vie les a séparés, et c’est aujourd’hui le divorce du médecin, que le juge s’apprête à prononcer, qui les réunit. Autour de la figure d’une femme, la réminiscence du passé fait émerger peu à peu un secret enfoui.

Un face à face donc, qui prend des airs de monologue philosophique sur la vie, l’amour et la réalité des sentiments, leur pure essence : nous retrouvons ici toute la finesse et la beauté de l’écriture de Sándor Márai. Néanmoins, pour cette troisième lecture, j’ai au début pensé que ça « n’allait pas le faire ». Sándor Márai prend le temps de  nous décrire le personnage du juge, son passé, son mariage, son mode de vie et de pensée. Cette partie est tout de même assez longue, même si très intéressante dans son développement. Après ce premier monologue de l’auteur, c’est un second monologue qui s’ouvre, celui du médecin qui va divorcer. Et autant vous dire que ce monologue là vaut son pesant de sentiments.

Le sentiment même d’Amour y est disséqué de façon subtile, allant crescendo. L’auteur nous demande sincèrement « au final, qu’est-ce qu’aimer ? », le lecteur tout comme les personnages, se rendra compte qu’aimer est bien plus compliqué que de ressentir quelque chose pour une autre personne, d’avoir des intérêts et une vie en commun, de partager le même lit, le même mariage, le même quotidien. Une fois encore, je me suis complètement laissée emporter par la plume de Sándor Márai. Ce ne sera pas un coup de coeur comme les deux dernières lectures, mais il portera toute fois pour moi des lettres de noblesse, pour sa qualité et sa profondeur d’analyse.

Aimer, c’est peut-être vivre au même rythme. Un hasard extraordinaire, comme la rencontre, dans l’univers, de deux planètes composées de la même matière, évoluant sur la même orbite, possédant la même atmosphère. Un hasard sur lequel on ne peut pas compter. Peut-être n’existe-t-il même pas… Ai-je jamais vu quelque chose de semblable ? Oui, peut-être… très rarement… et je n’en suis pas sûr. Vivre, aimer au même rythme, aimer les mêmes plats, la même musique, marcher d’un même pas dans la rue, se chercher au même rythme dans un lit… oui, c’est cela… peut=être… Comme cela doit être rare ! Un vrai phénomène… Il y a, je crois, quelque chose de mystique dans de telles rencontres.

Ma note : 8/10


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Metropolis, tome 1 à 3, de Stéphane de Caneva et Serge Lehman

Autant être honnête, les bandes dessinées ça n’a jamais été mon truc. Petite, mon grand frère en lisait à foison, toujours la tête dans une BD, mais moi, ça ne m’a jamais accroché. Il faut dire que très peu de styles graphiques me plaisent, et je trouve ça très frustrant d’avoir fini un album en 15 minutes. Néanmoins, ma Good Resolution littéraire du mois de février m’a amené à ouvrir les portes de cette univers. Première escapade au monde de la bulle plutôt concluante.

Depuis l’attentat du monument de la Réconciliation, Metropolis est sous tension. Pourtant, les habitants ne connaissent pas encore la présence des trois corps de femmes mutilés sous l’édifice. Une étrange affaire qui pousse les autorités à former une équipe de choc : le docteur Freud, inventeur d’une science de l’esprit méconnue, l’inspecteur Lohmann, superflic au passé tortueux, et Gabriel Fauve, le citoyen n°1 de la ville.

Tout d’abord : le graphisme. Je ne suis pas une grande fan de style de cette BD néanmoins, j’ai beaucoup aimé les clins d’oeil fait à l’oeuvre de Klimt, ce qui me réconcilie donc avec le graphiste. Concernant l’histoire, elle est prenante, pleine de suspens, pas de soucis à ce niveau et en plus elle remplie la case « science-fiction » de ma résolution de février. Les pages se tournent très facilement et on vient à bout de ces trois premiers tomes très rapidement. J’ai trouvé assez rigolo et original de trouver des personnages comme Freud, Hitler ou Zweig au fil des pages, néanmoins je n’attends pas la suite avec une grande impatience. Je mets cela sur le compte que la BD n’est pas du tout le style de lecture vers lequel je tends en temps normal. Pour quelqu’un qui aime les beaux graphismes, les histoires qui ont du suspens et beaucoup de mystères, je pense néanmoins que c’est un très bon choix.

Ma note : 7/10


Et pour les prochaines lectures ?

Le livre des Baltimore est enfin arrivé en tête de liste ! Heureusement que tous mes livres sont patients. Je me plongerai également dans L’île mystérieuse (sélection du mois de janvier du bookclub Mango and Salt) et je suis même en train de finir une nouvelle lecture que j’ai hâte de vous partager (elle est un peu originale, vous verrez ça dans un prochain article). Sinon, le second tome de La Passe-Miroir va être très prochainement en ma position… vivement, vivement ! Et puis, comment vous dire… voilà… j’ai craqué et je me suis offert le tome 2 d’Outlander, oui je sais, c’est très mal… Maintenant, il va falloir trouver le temps de le lire 😉

Bonnes lectures les Cookies !

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